Expérience sélectionnée · Da Nang
Da Nang, Viêt Nam
Des tours hindoues élevées par un peuple marin dont la langue est plus proche du malais que du vietnamien, en brique que nul n'a su copier depuis.
My Son Sanctuary- one of the central temple of Hinduism in Southeast Asia and a legacy of Vietnam.
Explore an exceptionally well-preserved example of a South-East Asian trading port dating from the 15th to the 19th century- Hoi An.
Un sanctuaire hindou dans un pays qui ne l'est pas
Une maçonnerie que la restauration moderne n'a pas égalée
Une vallée assez silencieuse à l'ouverture pour entendre les oiseaux
Un après-midi à Hoi An sans horaire imposé
Une voiture privée : les deux moitiés s'ajustent à vous
Une journée privée depuis Da Nang vers le sanctuaire de My Son, idéalement au lever du jour, puis vers Hoi An pour l'après-midi, avec voiture et chauffeur pendant sept à neuf heures.
My Son fut bâti par les Cham, qui régnèrent plus de mille ans sur la côte centrale sous le nom de royaume du Champā : une civilisation maritime et hindoue dont la langue appartient à la famille austronésienne, plus proche du malais que du vietnamien.
Le sanctuaire est dédié principalement à Shiva, et les tours abritaient des lingams et non des figures du Bouddha. La construction s'étend du IVe au XIVe siècle : une partie de ce que vous longez était déjà ancienne quand le reste s'élevait.
Les Cham n'ont pas été effacés. Leurs descendants vivent au Vietnam aujourd'hui, surtout plus au sud, certains hindous et beaucoup musulmans, avec leur langue et leur écriture. C'est un morceau vivant de leur histoire, non une ruine sans propriétaire.
Regardez de près un mur intact et vous peinerez à trouver les joints. Les tours cham sont en brique cuite posée presque sans mortier visible, et la manière dont ils y sont parvenus se discute encore : une résine de l'arbre dầu rái, un mortier de poussière de brique, ou la cuisson de l'ensemble déjà monté comme un seul objet.
La preuve de la difficulté est sur le site même. Les réparations du XXe siècle ont employé du ciment ordinaire et de la brique moderne ; un siècle plus tard, ces sections se dégradent nettement et se distinguent aussitôt de l'ouvrage d'origine voisin. Ce qui a tenu, c'est la vieille brique.
La vallée fut bombardée en 1969, et la tour la plus grande et la plus fine, dite A1, fut détruite avec une bonne part de son groupe. Des cratères restent visibles entre les temples, et il a fallu déminer les munitions non explosées avant que le site puisse seulement ouvrir aux visiteurs.
Cela est dit franchement sur place et non dissimulé, et il vaut mieux le savoir avant d'arriver pour que les vides prennent sens. Ce qui subsiste est une fraction de ce qui tenait debout il y a un siècle.
Les billets d'entrée à My Son n'entrent pas dans cette réservation : prévoyez des coupures locales. Le site ouvre tôt et la première heure est de loin la meilleure : plus fraîche, plus calme, et le soleil bas fait ressortir la gravure de la brique que midi aplatit.
L'ombre est rare entre les groupes de temples et le sol est irrégulier. À Hoi An, l'après-midi vous appartient : dites à votre chauffeur quand et où vous reprendre plutôt que de fixer une heure avant d'avoir vu la ville.
Ouvrez-la pour choisir une date et calculer le tarif.
Ce que le tarif couvre, et ce qu'il faut prévoir à part.
Les détails pratiques et les réponses que l'on nous demande vraiment.
Un peuple dont on n'a guère entendu parler hors du Vietnam, alors qu'il commerçait depuis ces ports avec l'Inde, Java et la Chine pendant des siècles.
Leur langue relève de la famille austronésienne, plus proche du malais que du vietnamien, et le sanctuaire est dédié principalement à Shiva.
Environ cent soixante mille personnes se déclarent cham au Vietnam, et les communautés de Ninh Thuan et Binh Thuan perpétuent des rituels de temple descendant de ceux célébrés ici.
On ne voit presque pas de mortier. Comment les Cham ont obtenu des joints si serrés se discute encore : une résine d'arbre, un mortier de poussière de brique, ou la cuisson de l'ensemble monté comme un seul objet.
Pas avec succès. Les réparations du XXe siècle ont employé ciment ordinaire et brique moderne ; un siècle après, ces sections se dégradent et tranchent aussitôt avec l'original voisin.
La vallée fut bombardée en 1969. La tour la plus grande et la plus fine, A1, fut détruite avec une bonne part de son groupe, et des cratères subsistent entre les temples.
Seulement après déminage. Il a fallu retirer les munitions non explosées avant d'admettre le moindre visiteur, ce qui est dit franchement sur place.
Et pour la foule : les autocars de Da Nang arrivent groupés en milieu de matinée, si bien qu'une heure d'avance change plus que la lumière.