Expérience sélectionnée · Loire Valley
Loire Valley, FranceConfirmation instantanée
La poudre a rendu les hauts murs inutiles, et voici les premières grandes demeures d'après : des tours en citation, des fenêtres immenses, des toits faits pour s'y tenir.
Trois demeures très différentes dans une même vallée
Un escalier qui laisse deux personnes se croiser sans se rencontrer
Une toiture bâtie en galerie de belvédère
Une longue salle dressée au-dessus d'une eau courante
Des chiens qui travaillent encore et des plantations rangées par thèmes
Un guide agréé pour toute la journée
Une journée de treize heures depuis Paris à travers le val de Loire avec un guide agréé et trois châteaux : Chambord avec accès prioritaire et montée à l'escalier double et à la terrasse, Chenonceau, et Cheverny avec ses intérieurs et ses chenils.
Un château fort est une machine à tenir un siège : murs épais, ouvertures étroites, hauteur. À la fin du quinzième siècle, l'artillerie à poudre avait rendu tout cela caduc. Un haut mur de pierre ne protégeait plus : c'était une cible qu'on pouvait abattre de loin.
Ce qui suit en Loire est la première génération de grandes demeures bâties après ce constat. Le vocabulaire défensif est encore là — tours, douves, pont-levis — mais en citation, non en ingénierie. Les murs sont minces, les fenêtres immenses, les tours un ornement creux. Personne ne comptait tenir ces bâtiments contre quiconque.
Commencé en 1519 pour François Ier, Chambord ne fut jamais une résidence permanente. C'était un lieu où amener la cour quelques semaines de chasse, et il resta vide l'essentiel de ses premières années.
La toiture est l'essentiel. Au lieu d'un parapet défensif, une ligne de toits inventée, faite de cheminées, de lucarnes et de tourelles, et parmi elles une terrasse où la cour se tenait pour voir la chasse traverser la forêt en contrebas. De l'architecture comme belvédère.
À l'intérieur, l'escalier double : deux volées en vis autour d'un même noyau ouvert, de sorte que deux personnes peuvent monter et descendre sans jamais se croiser, s'apercevant par les ouvertures. Léonard de Vinci était venu en France en hôte du roi et mourut quelques mois avant le début du chantier ; que l'escalier soit de lui se discute, et la discussion fait partie du plaisir.
Le deuxième château s'avance sur le Cher, porté par des arches, avec une longue galerie qui court au-dessus de l'eau. Son histoire est, chose rare, une histoire de femmes — l'épouse qui surveilla le chantier, la favorite qui dessina les jardins, et la reine qui lui prit le lieu à la mort du roi et ajouta la galerie.
Ce pont a fait autre chose au vingtième siècle. Pendant la seconde guerre, la rivière marquait la limite entre la France occupée et la zone au-delà, et la galerie avait une porte à chaque extrémité.
Le troisième est resté dans une même famille depuis six siècles, d'où des intérieurs qui subsistent en maison habitée et non en reconstitution de musée. Les chenils abritent une meute en activité et les six jardins sont dessinés par thèmes.
Si le bâtiment vous paraît étrangement familier, il a servi de modèle à un dessinateur pour la demeure d'une série de bande dessinée très connue.
Le déjeuner n'est pas compris, et avec trois propriétés dans la journée il se cale entre les visites.
Les châteaux sont répartis dans la vallée : une bonne part de la journée se passe en autocar entre eux. Chambord à lui seul demande beaucoup de marche, et l'escalier et la terrasse se gagnent à pied.
Les chiens de Cheverny sont des animaux de travail avec leur propre horaire ; les voir nourris n'est pas quelque chose que nous pouvons promettre un jour donné.
L'itinéraire est le même dans les deux cas — la différence, c'est qui d'autre monte dans le véhicule. Ouvrez une formule pour voir ses dates et calculer le tarif.
Ce que le tarif couvre, et ce qu'il faut prévoir à part.
Les détails pratiques et les réponses que l'on nous demande vraiment.
L'artillerie pouvait abattre un haut mur de loin : hauteur et épaisseur sont passées d'atout à handicap.
Elles sont décoratives. Le vocabulaire de la forteresse subsiste sans rien de l'ingénierie qui le portait.
À de courtes saisons de chasse. Il est resté vide l'essentiel de ses débuts et n'a jamais été une maison installée.
Elle fut conçue comme un lieu où se tenir : une terrasse parmi cheminées et tourelles inventées, au-dessus de la chasse.
Deux vis partagent un noyau ouvert : ceux qui montent et descendent se voient par les ouvertures mais ne se croisent jamais.
Il vivait en France en hôte royal et mourut peu avant le début des travaux ; sa part dans le dessin est discutée.
Elle est portée par des arches au-dessus d'une rivière, avec une galerie sur toute la longueur de l'eau.
La même famille le détient depuis six cents ans : il a été entretenu en maison plutôt que restauré en pièce de musée.